Si vous pensez que la biologie et la littérature sont des secteurs antagonistes, lire les écrits de Jean-Jacques Perrut vous fera surement changer d’avis. L’écrivain a su exprimer sa passion en activant son principal savoir-faire : L’écriture.

Les débuts de Jean-Jacques Perrut

Originaire du nord de Lyon, Jean-Jacques Perrut a passé son enfance dans les vignobles de son grand-père. Ce rapport à la terre a sûrement développer en lui une sensibilité qu’il a su développer à travers ses études. Littéraire dans l’âme mais aussi scientifique, il parvient à créer cette personnalité ambivalente palpable dans ses écrits. Diplômé en neurologie et en psychophysiologie, il devient biologiste, puis décroche son doctorat en pharmacie en 1986. Ses connaissances en bactériologie, il les a développées en entamant des études d’œnologie. Conjugué à la biologie médicale, son amour du vin a été mis à profit de l’écriture donnant lieu à une prose singulière qui a fait la renommée de cet écrivain pour qui la littérature est un moyen de laisser libre cours à ses pensées et de dévoiler sa propre vision des choses.

Vers une prose médicale et scientifique

Jean-Jacques Perrut n’était pas un médecin comme les autres. Ses années d’études à la faculté de médecine de Lyon ainsi que les années d’interne passées dans les hôpitaux ont été une source inépuisable d’inspiration. À travers l’écriture, il donne un caractère humain aux cas médicaux qu’il a pu croiser tout au long de sa carrière. L’auteur développe son propre style en limitant les références techniques. Ses écrits s’apparentent à une réflexion sur les théories précédemment étudiées en médecine. Comme un investigateur, il remet en cause les recherches empreintes de pédantisme. Sa plume parvient ainsi à transformer des concepts médicaux initialement dédiés aux professionnels en une prose accessible que tout le monde peut comprendre.

Le premier ouvrage de Jean-Jacques Perrut

Dans son premier essai intitulé « Risques et Menaces Biologiques », l’écrivain met l’accent sur les limites des avancées scientifiques y voyant une arme à double tranchant. Il commence par dénoncer les organismes pathogènes puis s’intéresse aux risques biologiques accidentels liés à l’alimentation ou à la sexualité. Selon lui, les toxines comme les champignons les virus et les bactéries peuvent être transformés en arme nucléaire : une pratique dont les origines remontent à l’époque de l’Antiquité. L’ouvrage se termine par l’évocation des moyens de défense que l’État pourrait mettre en œuvre pour améliorer sa politique de protection. Si l’auteur est devenu aussi populaire, c’est parce qu’il est parvenu à traduire, à travers un langage simple et compréhensible, des notions médicales et biologiques jusque-là perçues comme indéchiffrables. La touche littéraire de J-Jacques Perrut a sans doute contribué à la création d’une prose à mi-chemin entre la biologie et les lettres : une prose capable de simplifier des notions complexes pour généraliser une sorte de savoir jadis réservé à l’élite.