L’augmentation mammaire est une intervention en chirurgie esthétique qui consiste à rendre vos seins plus volumineux. Les praticiens peuvent utiliser différentes techniques. La plus répandue est la pose d’implants mammaires. Il y a aussi le lipofilling, qui consiste en l’injection dans les seins d’une certaine quantité de graisse prélevée sur la patiente elle-même. Il est possible de combiner les deux méthodes pour optimiser les résultats. Zoom sur le déroulement de cette opération.

Augmentation mammaire : les préalables à l’opération

Une augmentation mammaire est réalisée uniquement sur les adultes. Physiologiquement, les seins n’atteignent leur maturité que vers l’âge de 17 ans, c’est pourquoi les professionnels de santé recommandent que ce type d’intervention ne se fasse qu’après 18 ans. Néanmoins, il arrive que des adolescentes aient besoin d’une chirurgie réparatrice, par exemple en cas de malformation.

Avant d’envisager une intervention de ce genre, vous devrez consulter le praticien au moins deux fois avant l’opération. Ces visites vont permettre au professionnel de s’imprégner de votre état d’esprit. En fonction de votre situation, il va évaluer avec vous la forme de poitrine idéale pour votre silhouette. La plupart des cabinets disposent d’équipements performants spécifiquement conçus pour optimiser les résultats d’une augmentation mammaire. Par exemple, un appareil de simulation vous permet de visualiser votre future silhouette et d’y apporter les améliorations que vous souhaitez. Le professionnel peut également vous montrer quelques clichés de ses précédentes interventions si vous n’avez pas encore d’idée précise sur le volume de seins qui vous convient.

Déroulement de l’intervention proprement dite

L’augmentation mammaire est une procédure qui nécessite une hospitalisation d’au moins 24 heures et est réalisée sous anesthésie générale. Il est rare d’envisager que la patiente sorte le jour même de l’opération, en premier lieu par précaution. En effet, certains gestes de la patiente peuvent entraîner des saignements. La surveillance pendant la première nuit suivant l’intervention est très importante. L’autre argument en défaveur de l’opération en ambulatoire est le principe du confort et l’objectif d’esthétique. Sous surveillance à l’hôpital, il sera plus facile pour les professionnels de déceler rapidement une mauvaise position des implants et d’y remédier.

L’acte chirurgical en lui-même ne dure pas plus d’une heure. Il se réalise sur la patiente en position assise, ses bras en croix. Cela permet de mieux évaluer la symétrie au niveau de la poitrine. Après une incision cutanée, le praticien crée une loge pour recevoir l’implant. Il choisit ensuite la forme de ce dernier, en fonction de la morphologie de la personne. Il sera nécessaire de poser des drains en silicone, qui seront retirés le lendemain. 

La patiente se réveille en salle d’opération, sous surveillance du chirurgien, de façon à s’assurer du bon positionnement des implants. Par la suite, elle pourra être transférée à l’unité de réveil, où les soignants surveilleront ses constantes d’éveil et veilleront à ce que les implants ne changent pas de place.

Chirurgie des seins : la période post-opératoire

À l’issue d’une opération d’augmentation mammaire, il est très fréquent que la patiente ressente des douleurs assez vives (jusqu’à 7 sur une échelle de 1 à 10). La forme et la souplesse des implants atténuent cependant tout inconfort et leur position en dual plan est beaucoup moins douloureuse que si on les plaçait derrière le muscle pectoral.

Généralement, les anesthésiques injectés lors de l’opération font encore leur effet pendant quelques jours. La patiente pourra reprendre ses activités normales après 5 à 7 jours suivant l’intervention. Néanmoins, le médecin peut recommander de prolonger la durée de convalescence, notamment quand le travail quotidien de la patiente nécessite des efforts physiques considérables.

Le pansement et les fils pourront être retirés au bout d’une semaine, mais il n’est pas rare de voir quelques ecchymoses au sillon sous-mammaire ; ceux-ci disparaissaient après deux semaines. Comme tout acte chirurgical, l’augmentation mammaire n’est pas sans risques. Il y a ceux liés à l’anesthésie, qui restent pourtant minimes car l’anesthésiste se sera assuré, au cours d’une consultation préalable, que les produits conviennent à la patiente, compte tenu de son état de santé. 

Les phlébites, les hématomes ou infestions peuvent se manifester mais il s’agit de cas rares. Il est possible que les implants se déplacent ou génèrent l’apparition d’une coque cicatricielle. La rupture totale est cependant très très rare.